Correspondante Locale
de Presse
Correspondante locale pour Midi Libre
Depuis janvier 2026, je suis correspondante locale pour Midi Libre à Coupiac.
Au fil des reportages, je raconte la vie d'un territoire à travers celles et ceux qui le font vivre : habitants, associations, artisans, agriculteurs, élus, bénévoles, artistes… Chaque rencontre est l'occasion de témoigner d'un événement, mais aussi de mieux comprendre ce qui façonne l'identité des Sept Vallons.
Ce travail de terrain nourrit également une démarche plus personnelle. Derrière l'actualité se dessinent des histoires, des visages et une mémoire collective qui méritent d'être racontés et transmis.

TRIBUNE
du 13 septembre 2026
Le Ding Ding, comme les Hongkongais le surnomment, est une institution chargée d’histoire depuis sa création en 1904.
Aujourd'hui, bien que le MTR soit devenu le principal moyen de transport en commun à Hong Kong, le tramway continue de prendre en charge quelque 150 000 personnes par jour. L’attachement des Hongkongais à leur tramway et sa longue histoire impliquent à la fois une grande responsabilité et un véritable défi : préserver son authenticité tout en le modernisant afin de l’adapter aux diverses contraintes de circulation et de sécurité.
Le Ding Ding est aujourd'hui géré par une filiale du groupe RATP, tissant un lien original entre Paris et Hong Kong. Ainsi, en prenant le tram, c'est un peu de la France qui vous accompagne dans votre trajet en Chine.

LES P'TITES TONKINOISES EN PÉRIL
Paysages de rêve, rizières accrochées à flanc de montagne, chemins escarpés, gastronomie, fleuve Rouge, minorités ethniques hautes en couleur, rencontres improbables, magnifiques maisons en teck... Autant d’images qui défilent sous vos yeux lorsque vous vous aventurez dans le nord du Vietnam.
Mais derrière cette carte postale se cache aussi un monde fragile. Celui de traditions anciennes, de villages isolés, de savoir-faire transmis de génération en génération et d’un mode de vie qui se transforme rapidement sous l’effet du tourisme, de la modernisation et de l’ouverture du pays.
C’est dans cet entre-deux, entre beauté spectaculaire et équilibre menacé, que se dessine le visage du Tonkin d’aujourd’hui.

De Ouarzazate, capitale marocaine du cinéma mondialement connue, à Zagora, aux portes du désert, un cordon de vie enchanteur se déroule sur 164 km : la vallée du Draa, une vallée des mille et une nuits.
Au fil de l’eau s’égrainent des paysages à couper le souffle, des oasis aux odeurs de jasmin et de fleurs d’oranger, des ksour majestueux perchés sur des plateaux tabulaires, promontoires qui servaient à protéger les oasis et leurs voies d’accès.
Les kasbahs, quant à elles, servaient de points de ravitaillement pour les habitants du désert et défendaient les caravanes contre les pillards nomades.
Les milliers de jardins parsemés le long de la vallée nous conduisent peu à peu aux portes du désert. « La véritable Afrique », disait Henri Terrasse.

L'ONG « Pour un sourire d'enfant » a été créée en 1995 par Christian et Marie-France des Pallières. À cette époque, ils sont jeunes retraités. Ils partent en voyage au Cambodge sans se douter que leur vie va être chamboulée et qu'ils vont vivre une histoire extraordinaire.
Arrivés sur place, ils sont confrontés à ce que l'on peut offrir de plus terrible à des enfants : se nourrir dans les décharges et vivre dans un environnement de violence.
Cette situation insupportable va les projeter dans une aventure incroyable pour sauver ces enfants.
Aujourd'hui, cette formidable machine à détruire la misère réalise le rêve de plus de 10 000 enfants : avoir un métier.

Marie-Ange Portal, vit la moitié de l’année en Asie du Sud-Est. Lors d’un séjour en Birmanie, elle s’est rendue dans la région du lac Inlé, situé dans les montagnes de l’Etat Shan. Là, sur les berges mais aussi à la surface des flots, dans des maisons sur pilotis, vivent plusieurs communautés, dont les Inthas, un peuple de pêcheurs, de maraîchers et d’artisans. Aujourd’hui, la pression démographique et la pollution menacent leur quotidien.

Une rivière, une voie de chemin de fer, des bâtiments à l’abandon : autant de lieux où vient se loger la misère de Phnom Penh.
On appelle ces quartiers de la capitale cambodgienne les « nids à moineaux ». Dans ces marges de la ville, les décharges et les tas d’ordures deviennent des ressources. Une population parmi les plus précaires s’organise autour du tri et de la récupération pour gagner quelques dizaines d’euros par mois et simplement survivre.
Grâce à ce travail, Vanna peut s’offrir chaque jour un bol de riz.

Les Inthas mènent une vie paisible sur le lac Inle, situé au cœur du Myanmar, à 900 mètres d’altitude. Ils vivent dans l’État Shan, sur les berges du lac, tantôt sur la terre ferme, tantôt dans des maisons sur pilotis.
Pêcheurs, maraîchers ou artisans, ils organisent leur quotidien autour de l’eau. Même si la pression démographique et la pollution menacent cet équilibre, la vie s’écoule encore au rythme des saisons, dans une atmosphère empreinte de magie. Ici, le temps semble s’être arrêté.

Marrakech est l’une des villes les plus emblématiques et les plus fréquentées du continent africain. Pourtant, son équilibre ne tient qu’à un fil. Elle est confrontée aux problèmes de pollution, de dégradation de son patrimoine architectural et d’engorgement urbain.
Sa médina est une invitation au pays des Mille et Une Nuits, à moins de trois heures de la France. Mais derrière cette magie, la population cherche chaque jour un équilibre entre modernité et traditions.

1,5 million d’habitants et une biosphère unique au monde doivent leur survie à un phénomène naturel extraordinaire, aujourd’hui mis à mal par le dérèglement climatique.
À quelques encablures de la mythique cité d’Angkor, au Cambodge, vit le peuple du lac Tonlé Sap. Ce peuple de l’eau dépend d’un système hydrologique exceptionnel, provoqué par la puissance des eaux du Mékong.
Une fois par an, le gonflement du fleuve inverse le sens du courant de la rivière Tonlé Sap. Ce cours d’eau éponyme alimente alors le lac, dont la superficie peut être multipliée plusieurs fois au rythme de la saison des pluies.

Route nationale 7, un cordon de vie entre Tana et Fianarantsoa.
Le réseau de transport d’un pays est un poumon qui permet à sa population de vivre, d’échanger, de faire grandir son économie et de combattre la pauvreté. Tandis qu’en France la mythique Nationale 7 est synonyme de vacances et de joie de vivre, la RN7 de Madagascar offre, quant à elle, une tout autre image.
La plus longue route nationale malgache s’étire sur près de 1 200 kilomètres, des Hautes Terres du centre de l’île Rouge jusqu’aux rives de l’océan Indien. Les Merina et les Betsileo, deux peuples qui habitent cette région de Madagascar, partagent un même tronçon de vie et de route sur environ 400 kilomètres, entre Antananarivo et Fianarantsoa.


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